Quatre scouts de Sélestat se sont rendus au mois d'août dans le village de Minissia, au Burkina Faso, afin de mener à bien un projet de plantation de 500 arbres. Une expérience humaine enrichissante.
Minissia est un village du Burkina Faso, anciennement Haute-Volta. Il est situé à 200 km de la capitale Ouagadougou. Les 1 500 Burkinabés qui y habitent vivent dans une extrême précarité, sans eau ni électricité. C'est là qu'Antoine Oberlé, Bastien Billerach, Martin Romanus et Félix Muller, quatre compagnons sélestadiens des scouts et guides de France, ont développé un projet humanitaire en août dernier. La plantation de 500 arbres était l'aboutissement de deux ans de travail.
« Étant tous issus du lycée agricole d'Obernai, nous souhaitions mener un projet en adéquation avec notre formation professionnelle. L'un de nous avait déjà une expérience dans la gestion forestière. Nous sommes partis là-dessus », explique Félix Muller, étudiant en école d'ingénieur agronome à Montpellier. Mais les « compas » (comme ils se sont fait appelés) ne sont pas partis à l'aventure. Au contraire, ils ont mûrement réfléchi leur séjour en Afrique avec le soutien de l'association Alsace Faso (Alfa).
« Depuis quelques années, Alfa suit l'évolution de plusieurs projets à Minissia, dont le fonctionnement d'un centre d'alphabétisation. Alfa est en contact avec un correspondant originaire de ce village qui retourne régulièrement pour voir l'évolution des projets. » Avant de partir, les « compas » ont recueilli 7 000 ¤ (dont 3 000 ¤ pour la plantation) nécessaires au financement en organisant de multiples opérations.
En arrivant à Minissia, les « compas » ont eu le choc des cultures. L'adaptation au climat et aux conditions d'hygiène n'a pas été facile les premiers jours. La gentillesse et un sens de l'accueil démesuré ont largement compensé ces désagréments. « Nous avons été accueillis comme des rois. Cela nous a souvent même mis mal à l'aise. Nous leur avons demandé si c'était parce que nous étions blancs ou parce que nous venions pour un projet humanitaire. Ils nous ont rassuré en disant que c'était leur manière de faire avec tout le monde... »
Durant deux semaines et demie, les compagnons ont oeuvré à la mise en place de la plantation avec une quinzaine d'habitants de Minissia. « Notre démarche était de rendre les gens autonomes après notre départ. Nous avons remis à deux responsables une citerne à eau, une charrette et des bicyclettes. La plantation doit servir de moyen préventif à l'avancée du désert. La période du démarrage de la saison des pluies fin janvier risque de s'avérer la plus délicate pour la plantation. »
Les quatre compagnons ont aussi explicité leurs démarches en arrivant au village. « Nous leur avons expliqué que nous avions travaillé pour obtenir cet argent. Qu'il ne nous était pas tombé tout cuit dans le bec. Nous ne voulions pas qu'ils croient que nous étions des jeunes gens fortunés qui faisaient de l'humanitaire pour s'acheter une bonne conscience. »
Quelques mois après leur périple africain, les quatre « compas » n'ont pas encore vraiment décanté leur expérience. « Chacun de nous l'a vécue différemment. On garde beaucoup de choses pour soi. On en reparlera plus tard. » Mais l'occasion se présentera rapidement. Une soirée rétrospective est en effet prévue vendredi 5 janvier au foyer Saint-Georges de Sélestat.
Site internet : pour voir l'avant-projet et lire le carnet de bord du camp, consulter le site http ://compaburkina2006.skyblog.com. Pour les photos du camp, consulter le site http ://compaburkina2006.over-blog.com Vendredi 5 janvier : soirée rétrospective au foyer Saint-Georges à partir de 20 h. Entrée libre.
Minissia est un village du Burkina Faso, anciennement Haute-Volta. Il est situé à 200 km de la capitale Ouagadougou. Les 1 500 Burkinabés qui y habitent vivent dans une extrême précarité, sans eau ni électricité. C'est là qu'Antoine Oberlé, Bastien Billerach, Martin Romanus et Félix Muller, quatre compagnons sélestadiens des scouts et guides de France, ont développé un projet humanitaire en août dernier. La plantation de 500 arbres était l'aboutissement de deux ans de travail.
« Étant tous issus du lycée agricole d'Obernai, nous souhaitions mener un projet en adéquation avec notre formation professionnelle. L'un de nous avait déjà une expérience dans la gestion forestière. Nous sommes partis là-dessus », explique Félix Muller, étudiant en école d'ingénieur agronome à Montpellier. Mais les « compas » (comme ils se sont fait appelés) ne sont pas partis à l'aventure. Au contraire, ils ont mûrement réfléchi leur séjour en Afrique avec le soutien de l'association Alsace Faso (Alfa).
« Depuis quelques années, Alfa suit l'évolution de plusieurs projets à Minissia, dont le fonctionnement d'un centre d'alphabétisation. Alfa est en contact avec un correspondant originaire de ce village qui retourne régulièrement pour voir l'évolution des projets. » Avant de partir, les « compas » ont recueilli 7 000 ¤ (dont 3 000 ¤ pour la plantation) nécessaires au financement en organisant de multiples opérations.
En arrivant à Minissia, les « compas » ont eu le choc des cultures. L'adaptation au climat et aux conditions d'hygiène n'a pas été facile les premiers jours. La gentillesse et un sens de l'accueil démesuré ont largement compensé ces désagréments. « Nous avons été accueillis comme des rois. Cela nous a souvent même mis mal à l'aise. Nous leur avons demandé si c'était parce que nous étions blancs ou parce que nous venions pour un projet humanitaire. Ils nous ont rassuré en disant que c'était leur manière de faire avec tout le monde... »
Durant deux semaines et demie, les compagnons ont oeuvré à la mise en place de la plantation avec une quinzaine d'habitants de Minissia. « Notre démarche était de rendre les gens autonomes après notre départ. Nous avons remis à deux responsables une citerne à eau, une charrette et des bicyclettes. La plantation doit servir de moyen préventif à l'avancée du désert. La période du démarrage de la saison des pluies fin janvier risque de s'avérer la plus délicate pour la plantation. »
Les quatre compagnons ont aussi explicité leurs démarches en arrivant au village. « Nous leur avons expliqué que nous avions travaillé pour obtenir cet argent. Qu'il ne nous était pas tombé tout cuit dans le bec. Nous ne voulions pas qu'ils croient que nous étions des jeunes gens fortunés qui faisaient de l'humanitaire pour s'acheter une bonne conscience. »
Quelques mois après leur périple africain, les quatre « compas » n'ont pas encore vraiment décanté leur expérience. « Chacun de nous l'a vécue différemment. On garde beaucoup de choses pour soi. On en reparlera plus tard. » Mais l'occasion se présentera rapidement. Une soirée rétrospective est en effet prévue vendredi 5 janvier au foyer Saint-Georges de Sélestat.
Site internet : pour voir l'avant-projet et lire le carnet de bord du camp, consulter le site http ://compaburkina2006.skyblog.com. Pour les photos du camp, consulter le site http ://compaburkina2006.over-blog.com Vendredi 5 janvier : soirée rétrospective au foyer Saint-Georges à partir de 20 h. Entrée libre.